Drame à la Belgo : Shawinigan et Québec se renvoient la balle
Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, et le maire de Shawinigan, Michel Angers, se renvoient la balle à propos de la sécurisation du site de la Belgo après la mort d’une adolescente dans les ruines au cours du week-end. Le flou persiste en ce qui concerne le partage des responsabilités de la sécurisation du site de la Belgo à Shawinigan. Samedi, Michel Angers déplorait la lenteur de l’avancement du projet de décontamination. Il affirmait notamment que le projet du ministère de l’Environnement piétinait en raison d’une multiplication des études sur le site qui causent une lenteur dans sa réhabilitation. Le lendemain, M. Charette écrivait sur le réseau social X (anciennement Twitter) que le ministère Le ministre a par ailleurs accusé le maire Angers de faire En entrevue à l’émission Toujours le matin, M. Angers a rappelé que Shawinigan plaide depuis longtemps pour que le site soit nettoyé et rendu sécuritaire. Il estime qu’empêcher les gens de pénétrer sur le terrain de la Belgo est beaucoup trop difficile. Il rappelle qu’en ce moment, le terrain est la propriété d’un syndic de faillite, soit une assemblée de créanciers. Il se désole que le dossier ne soit toujours pas réglé. En entrevue à l’émission Toujours le matin, Benoit Charette affirme qu’il est incorrect d’affirmer que le ministère a une responsabilité dans la sécurisation du site. M. Charette soutient que le projet de décontamination avance, notamment sur le plan des appels à projets. Le gouvernement du Québec n’est pas propriétaire du terrain de la Belgo, ce qui fait en sorte, selon le ministère, qu’il n'est pas tenu de sécuriser le site. n’est pas gestionnaire du terrain, donc qu’il n’est pas responsable de la sécurisation du site. Ses interventions sur le site se limitent à l’exécution des travaux de décontamination. La Ville de Shawinigan est au fait de ces responsabilités et de celles qu’elle doit elle-même assumer.
de la pure désinformation
, puisqu’il aurait selon lui laissé entendre que le ministère est responsable de sécuriser les lieux.Je fais de la pression depuis les 15 dernières années pour qu'on soit capables de faire le ménage de ce site
, a indiqué M. Angers. Les cadenas ont été coupés, on peut y avoir accès par en haut [...] Il y a beaucoup, beaucoup de places d'accès pour ça. Pour être capable de sécuriser ce site, il faudrait avoir des gardiens tout le tour
, ajoute-t-il. Le principal créancier, c'est le gouvernement du Québec. S'il y a des décisions à prendre, ce n’est pas le syndic tout seul dans son bureau qui va le faire. C'est une assemblée de créanciers, dont le gouvernement du Québec est le principal, qui peut prendre éventuellement des décisions sur la question
, dit-il. Je comprends que c'est complexe [...] le processus est enclenché, on parle de 2028-29 pour la réhabilitation, donc plus de 20 ans plus tard. On aurait pu agir avant. Maintenant, si on regarde vers l'avenir, il faudra très rapidement agir. Oui, démolir ces silos. Oui, il faudrait accélérer le processus
, indique-t-il. Le ministre Charette insiste sur la division des responsabilités
Laisser entendre que le ministère de l'Environnement ou le gouvernement du Québec est propriétaire du site ou sinon responsable de la sécurisation du site, c’est totalement faux. C'est une responsabilité qui est clairement établie : c'est celle du syndic
, affirme-t-il. Je ne me décharge pas de ma responsabilité en disant ça, mais il faut que chaque intervenant prenne les siennes [...] Il y a plusieurs actions qui sont en cours depuis quelques années, depuis que nous avons la responsabilité du site
, ajoute-t-il. Le volet qui relève du gouvernement du Québec donne des signaux encourageants pour la suite des choses. Donc encore quelques années, mais avec des travaux qui devraient s'accélérer étant donné que cette fois-ci, nous avons des soumissionnaires qui ont répondu aux appels à projets
, dit-il.
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